lundi 5 mars 2012

Les travailleurs sylvicoles en conseil syndical - Un plan d'action adopté pour la négociation coordonnée

Réunis en conseil syndical le 1er et 2 mars dernier, à Rimouski, les représentants des travailleurs sylvicoles affiliés au Syndicat national de la sylviculture (SNS–CSN) ont adopté un plan de travail et un plan d’action pour que leurs revendications soient enfin entendues. Ils viennent d’entreprendre leur 2e négociation coordonnée.

Le plan d’action comporte notamment des actions de visibilité locales et régionales qu’ils pourront mettre en branle, si les travailleurs le jugent nécessaire, au gré de la négociation.

Leurs demandes sont loin d’être exagérées. Ils revendiquent principalement un travail rémunéré à l’heure ainsi qu’un dédommagement pour leur transport et leur équipement. Il est donc facile de s’imaginer à quel point leurs conditions de travail sont déplorables. Pourtant, ces travailleurs sont indispensables pour la régénération et l’aménagement de nos forêts.

Les conventions collectives sont échues depuis le 31 décembre dernier. Le SNS–CSN souhaite conclure le renouvellement des conventions collectives pour l’ouverture des camps de travail, qui a lieu habituellement de la mi-mai à la mi-juin. Quelque 500 travailleurs sylvicoles sont concernés par cette négociation. Le syndicat en regroupe 800 mais quelques sections ne se prononceront qu’au printemps sur leur adhésion à la négociation coordonnée.

Les huit sections du SNS–CSN qui participent à cette négociation sont basées en Gaspésie, dans le Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord. Elles proviennent des sociétés d’exploitation des ressources des Monts, de la Vallée et de la Neigette, des entreprises agro-forestières de Percé et de la Péninsule, des groupements du Kamouraska et du Lac Témiscouata ainsi que de Francofor.

Nous sortirons gagnants
Ces travailleurs, qui sont encore et toujours des oubliés de la forêt malgré les progrès réalisés au cours des dernières années, sont déterminés à obtenir enfin des conditions de travail décentes.
Comme le souligne le président du syndicat, René Martel : « Les ouvriers sylvicoles sont de plus en plus conscients que leur situation n’a pas d’allure, que leurs conditions doivent être grandement améliorées et que le temps de se prendre en main est arrivé. Nous sortirons gagnants de cette négociation parce que le contraire ne peut pas être envisagé. Nous sommes déterminés à obtenir gain de cause. »

Visite aux camarades de Couche-Tard
Sensibles à la situation vécue par leurs camarades des Couche-Tard, présentement en voie de syndicalisation, une quarantaine de représentants des travailleurs sylvicoles se sont rendus jeudi midi à proximité du dépanneur situé boulevard Saint-Germain, à Rimouski, afin de leur témoigner leur appui.

Appui aux étudiants
Ils se sont aussi rendus devant l’Université du Québec à Rimouski, vendredi midi, afin d’appuyer les étudiantes et les étudiants qui manifestaient contre la hausse des frais de scolarité.

Denis Pineault, coordonnateur de la négociation

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