dimanche 18 novembre 2012

À minuit et 30, la nuit dernière, après trois jours de négociations intensives, le Syndicat des employés de Bombardier de La Pocatière (FIM–CSN) et l’employeur ont dû constater un profond désaccord concernant certains enjeux importants.

Hier, une offre finale a été déposée par l’employeur. Celle-ci sera soumise la semaine prochaine aux travailleurs. À 13 h 30, aujourd’hui, le syndicat les rencontrera en assemblée générale spéciale afin de leur faire un rapport sommaire de la situation.

Le président du syndicat, Mario Lévesque, a mentionné cet avant-midi : « Nous ne sommes pas du tout satisfaits de l’offre qui nous a été faite et nous n’apprécions absolument pas l’arrogance patronale. »

Pour l’instant, aucune autre séance de négociation n’est prévue. Le président du syndicat sera disponible dès 17 h 30 pour commenter la situation.

Rétrospective

Les 330 syndiqué-es, en grève depuis le 1er novembre, sont sans contrat de travail depuis le 30 septembre 2011. Les travailleurs ont voté en faveur du débrayage, le 27 octobre, dans une proportion de 95,5 %. Les négociations achoppent principalement sur la sous-traitance. De plus, le régime de retraite, qui est gelé depuis 2003, suscite des attentes. Il y a également les clauses à incidence pécuniaire, dont les salaires, à discuter.

Avant la grève, pas moins de 39 séances de négociations avaient eu lieu sans que l’employeur ne dépose d’offre globale. Le syndicat avait dû constater alors que non seulement il n’avait pas enregistré de progrès, mais qu’il reculait au plan des acquis.

Le 7 novembre, à la suggestion du conciliateur du ministère du Travail, les parties sont retournées à la table de négociation, où l’offre globale attendue a finalement été remise au syndicat. Depuis, les échanges se sont poursuivis chaque jour, exception faite du 12 novembre, pour permettre une pause.

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