vendredi 9 novembre 2012

Moyens de pression et débrayages au menu du CPE de Matane

Réunis en assemblée générale le 29 octobre dernier, les membres du syndicat ont, dans un premier temps et à l’unanimité, rejeté les offres patronales avant de confier à leur exécutif un mandat tout aussi unanime de moyens de pression pouvant inclure des débrayages sporadiques.

Notons que la négociation pour le renouvellement de la convention collective se déroule sur trois paliers, soit national, régional et local. Si la négociation aux niveaux national et régional est à toutes fins pratiques complétée, c’est au niveau local que le bât blesse.

En effet, l’employeur ne semble pas avoir appris de notre dernière grève de cinq semaines. La direction du CPE s’acharne encore une fois à vouloir s’attaquer à certains de nos acquis datant de plus de vingt ans. Notamment, la banque de temps supplémentaire, la durée du travail, les horaires de travail, le paiement des formations et le maintien de 4 congés. De plus, la direction refuse de convertir en postes à temps complet et à temps partiel une centaine d’heures actuellement travaillées hebdomadairement.

Pourtant, au niveau local le syndicat n’a qu’une seule demande ayant une incidence monétaire soit, quinze minutes de pause après 3,5 heures de travail. En 2012, ce n’est sûrement pas exagéré!!! Surtout que le CPE a enregistré pour la dernière année, un surplus de plus de 150 000 $ et que le ministère a apporté des améliorations à ses règles de financement, notamment en assumant 100 % de la part de l’employeur au niveau de l’assurance collective.

Si le syndicat doit recourir au débrayage, il avisera les parents au préalable.

 Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) qui compte un peu plus de 125 000 membres dans les secteurs privé et public. La FSSS représente la majorité des travailleuses et des travailleurs en CPE.

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