jeudi 16 mai 2013

Nouvelle convention collective pour les travailleuses et les travailleurs de COOP-IGA


Réunis hier soir en assemblée générale spéciale, c’est dans une proportion de 80 % que les membres du syndicat CSN ont endossé la recommandation de l’exécutif syndical, à l’effet d’accepter le résultat de la négociation. Celle-ci faisait suite à la demande de réouverture de la convention collective faite par l’employeur dans le cadre de la relance de la nouvelle coopérative.

C’est après une négociation longue et difficile qu’une entente est enfin intervenue. Le comité de négociation et les membres du syndicat ont fait les efforts nécessaires pour s’assurer que les investissements prévus, de près de 10 millions, se réalisent à court terme.

L’entente contient certaines modifications au niveau de la programmation des horaires et des congés fériés, pour une plus grande flexibilité d’opération. Les principaux gains sont particulièrement au niveau des mouvements de main d’œuvre et de l’ancienneté, avec l’affichage des postes à temps partiel et de la protection des emplois avec une garantie que 50 % des heures de travail seront effectuées par des salariés à temps plein.

Sur les demandes majeures de l’employeur, l’entente prévoit que la nomination de nouveaux cadres ne peut occasionner l’abolition de postes syndiqués à temps plein et que l’introduction de « boutiques indépendantes » ne peut être du domaine de l’alimentation. Plusieurs emplois sont ainsi protégés.

Au niveau monétaire, considérant la situation de relance de la nouvelle Coop et surtout l’engagement d’investissements importants pour rénover les magasins, les syndiqués ont accepté une convention de 6 ans avec des augmentations salariales de 2 %/année pour 2013, 2016, 2017 et 2018 ainsi qu’un forfaitaire de 2 % par année pour 2014 et 2015.

Selon le syndicat, les interventions d’un joueur extérieur ont compliqué tout le déroule-ment de la négociation. En effet, une entente de principe était intervenue dès février à la table de négociation. En mars, l’intervention des représentants de Sobeys a fait achopper l’entente. Le reste de la négociation s’est déroulée ainsi, avec un joueur important, absent de la table de discussion.

Malgré les menaces de ne pas obtenir les sommes destinées à la rénovation des magasins, les syndiqués ont réussi à protéger et à maintenir les droits fondamentaux que Sobeys voulait leur retirer depuis l’automne 2011. C’est donc avec satisfaction que les membres ont accepté le règlement, mais avec amertume au niveau des façons de faire de ce joueur externe à la Coop.

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