vendredi 13 septembre 2013

Pétition pour la qualité des services aux aîné-es - QU'ATTEND LE MINISTRE HÉBERT

Après de nombreuses demandes infructueuses, les représentants de milliers de salarié-es travaillant dans des résidences privées pour aînés lancent aujourd’hui un appel à la population. Avec une pétition qui sera déposée à l’Assemblée nationale le 3 décembre par le député péquiste Denis Trottier, ils espèrent parvenir à faire suffisamment pression sur le ministre de la Santé Réjean Hébert afin qu’il crée enfin le comité de travail réclamé depuis plus de deux ans.

Par la constitution d’un tel comité, les représentants des salarié-es souhaitent que soient étudiées les façons d’améliorer les services rendus à la population et les conditions de travail du secteur. « On ne voit pas souvent un député du parti au pouvoir parrainer une pétition pour faire pression sur le gouvernement ! » a lancé Dany Lacasse, responsable des secteurs privés de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS)–CSN. On peut dire que cette intervention illustre de façon éloquente la pertinence et l’urgence de notre demande. Une telle table est primordiale dans l’état actuel des choses, sans quoi la qualité de vie des aînés continuera à se dégrader.

« Le vieillissement de la population fait en sorte que ces établissements prennent de plus en plus d’importance dans les soins et les services offerts aux personnes âgées, a souligné Dany Lacasse. Pourtant, alors qu’ils mettent tous leurs efforts et leur dévouement à la tâche, ces travailleurs sont payés en moyenne 12 $ l’heure », a-t-il enchaîné.

Il est manifeste, selon Dany Lacasse, que les conditions de travail dans ces résidences ne sont pas une priorité pour le gouvernement. Or, celles-ci ont des répercussions directes sur les services donnés aux personnes âgées. À de nombreuses reprises, les médias ont fait état de problèmes dans les établissements où elles sont hébergées. Avec le manque de formation des salarié-es et leur rémunération dérisoire, le taux de roulement est très élevé et la qualité des services aux ainé-es risque d’être affectée.

« La tenue de cette table est impérative. Nous devons trouver des solutions afin que leur travail soit reconnu à sa juste valeur, car ce sont les aînés qui font les frais d’une situation insoutenable que le gouvernement laisse perdurer. L’organisation du travail, l’absence de comité de santé et sécurité, la rémunération qui frise le salaire minimum, toutes ces questions doivent faire l’objet de discussions sérieuses. En considérant l’implication du ministre Hébert auprès des personnes âgées, nous croyons qu’il devrait entendre notre appel. C’est simple : la situation ne peut plus attendre », a finalement laissé tomber Danielle Lemire, représentante provinciale du secteur des centres d’hébergement privés à la FSSS–CSN.

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