jeudi 3 avril 2014

Le syndicat CSN du Manoir Normandie de Rimouski s’impatiente face au manque de transparence depuis la mise sous séquestre par le propriétaire de ses actifs.

Depuis l’annonce par les propriétaires en décembre dernier de « remettre les clefs à la caisse », pour reprendre l’expression même du porte-parole de l’employeur, tous se font assez avares d’information à ce sujet.

Rappelons que le Syndic Raymond Chabot inc. a été nommé séquestre au dossier et a procédé à la vente par soumissions qui se terminait le 10 février 2014. Depuis rien!

« On nous informe de bien peu de chose » de s’étonner Daniel Charette, vice-président régional pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). « Nous savons que des gens d’affaires de la région ont fait une offre d’achat sérieuse. Nous savons que ce groupe d’acheteurs souhaite conserver la mission de l’établissement, soit une résidence pour personnes âgées » ; d’ajouter Daniel Charrette, qui se montre plutôt sceptique face à l’attitude des intervenants dans le dossier.

Le syndicat espère qu’autant le Syndic que le Mouvement des caisses Desjardins, principal créancier dans cette histoire, se souviendront qu’au-delà des chiffres, il y a des êtres humains en cause. Au premier chef, les résidants qui sont fragilisés par leur santé et bien entendu, la vingtaine de travailleuses et de travailleurs qui se dévouent quotidiennement. 

Pour le vice-président de la FSSS-CSN, « il est clair que nous surveillons la situation de près et que nous ne nous gênerons pas de demander des comptes au besoin, si certains oubliaient leur mission première de mouvement coopératif. »

Les salarié-es du Manoir Normandie sont membres du Syndicat des travailleurs(euses) des Résidences d’hébergement Rimouski-Neigette (CSN), lequel est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, qui compte près de 130 000 membres syndiqués présents dans les secteurs privés et publics. Pour sa part, la CSN est composée de près de 2000 syndicats regroupant plus de 300 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité.

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