vendredi 11 avril 2014

Que leur souvenir nous inspire

Militantes et militants,

Le 28 avril prochain, la CSN soulignera dans la dignité et le recueillement la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail. Nous vous invitons à faire de même, afin de rappeler aux employeurs que la santé et la sécurité du travail sont des enjeux majeurs devant lesquels nous ne baisserons jamais les bras.

Comme chaque année, trop de gens paient de leur santé ou de leur vie. Ainsi, en 2013, 134 personnes sont mortes en raison d'une maladie professionnelle ou d'un accident du travail. Rappelons que ce total n'inclut pas les milliers de travailleuses et de travailleurs blessés au travail.
Devant ce constat, nous vous convions à souligner cette journée en observant, le lundi 23 avril à 10 heures précises, une minute de silence, afin de vous recueillir et de rendre hommage aux victimes. Nous vous enjoignons aussi à distribuer dans vos syndicats les outils mis à votre disposition (affiches, journaux, autocollants du ruban commémoratif et à encourager vos membres à en faire le meilleur usage possible.

Également, nous vous invitons à visiter la page Web de cet événement à http://www.28avril.org/ ainsi que notre portail de formation en santé et en sécurité du travail à formationsst.csn.qc.ca, un outil essentiel en la matière.

En terminant, pour la CSN, 30 ans après l'adoption de la Loi sur la santé et la sécurité du travail, la question de sa modernisation demeure toujours d'actualité. Après tant d'années d'immobilisme, il est temps que soit élargie la portée de l'application des mécanismes de prévention pour l'ensemble des travailleuses et des travailleurs du Québec.

De plus, nous le savons, les problèmes de judiciarisation et de médicalisation des dossiers d'accidents du travail ou de maladies professionnelles ne cessent de s'accentuer. Ces problèmes, ce sont les travailleuses et les travailleurs victimes d'accident du travail ou de maladie professionnelle qui en subissent les conséquences au quotidien. Aussi, faut-il trouver les moyens de changer les choses et de remettre la personne au centre des préoccupations. Pour ce faire, il faut s'assurer, notamment, de la prépondérance du rôle du médecin traitant.

Ne les oublions pas !

Jean Lacharité
Vice-président de la CSN
Responsable de la santé et sécurité au travail



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