vendredi 26 septembre 2014

Négociation dans les services de garde en milieu familial - Les RSG membres de la CSN choquées par les offres ridicules du ministère de la Famille

Les membres du Syndicat des responsables en service de garde en milieu familial de la région de Rimouski de la CSN, trouvent complètement ridicules et choquantes les offres pécuniaires déposées par le ministère de la Famille le 18 septembre dernier. Ces offres sont telles que les responsables en service se garde (RSG) ont décidé d'organiser une activité de visibilité sur le terrain de l’église St-Pie-X à Rimouski. Cette action s'inscrit dans un plan national de visibilité pour sensibiliser les parents et la population de différentes régions du Québec à la situation des RSG. L'ensemble des 2000 RSG membres de la CSN seront bientôt convoquées en assemblée extraordinaire pour décider d'autres moyens d'action à déployer.

Pour Caroline Fournier, présidente du Syndicat des responsables de service de garde en milieu familial de la région de Rimouski (CSN), « avec les offres monétaires déposées par le ministère de la Famille, nos membres vont s'appauvrir inévitablement. Que Francine Charbonneau, ministre de la Famille, ait mandaté ses représentants pour nous présenter ce dépôt, nous confirme le profond mépris de son ministère et de son gouvernement à l'égard de celles qui accueillent, éduquent, nourrissent et cajolent plus de 92 000 enfants fréquentant les services de garde en milieu familial. Or, la ministre ne nous respecte pas. C'est plutôt le contraire qui se passe. L'action d'aujourd'hui vise à l'interpeller pour qu'elle et son gouvernement prennent au sérieux nos demandes », de poursuivre Caroline Fournier.

Des offres innacceptables Les offres salariales du gouvernement sont à mille lieues des demandes initiales des RSG déposées le 12 juin dernier. Ainsi, le ministère propose un maigre 0,5 % d'augmentation annuelle du 1er avril 2014 au 31 mars 2015, sans rétroactivité couvrant la fin de l'entente, le 1er décembre 2013. Nous demandons la même hausse versée aux employé-es des secteurs publics et parapublics pour les années 2014 et 2015, soit 3 %. L'offre comporte une hausse d'à peine 0,5 % au chapitre de la parité du nombre de congés payés en vigueur chez les éducatrices en CPE. Nous demandons un rattrapage d'environ 5 %.

Aucune hausse n'est prévue concernant la part de la subvention spécifique pour les poupons et les enfants aux prises avec des handicaps. Aucune indexation pour parer à l'augmentation des coûts des protections sociales comme la CSST, le Régime québécois d'assurance parentale, le Régime des rentes du Québec, le régime complémentaire de retraite, les assurances, etc., alors que les RSG demandent environ 1 %. Pas d'indexation non plus pour compenser les coûts du service de la garde familiale, notamment l'électricité, le gaz, l'alimentation, les assurances, les frais d'entretien et ceux liés à l'accomplissement de leur mission.

Rappelons que les négociations pour le renouvellement de l'entente collective des RSG, membres de la CSN, se sont amorcées le 19 octobre 2013, près de deux mois précédant l'échéance de première entente, le 30 novembre. Jusqu'ici, une trentaine de rencontres ont permis de régler l'ensemble des matières à l’exception celles d'ordre pécuniaire.

À propos des RSG et de la CSN
 Les 2000 RSG CSN, regroupés dans 21 syndicats régionaux, sont membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), laquelle représente quelque 130 000 membres provenant des secteurs privés et publics. Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN) compte près de 250 RSG de ses 10 000 membres sur son territoire. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres issus de tous les secteurs d'activité tant privés que publics.

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