lundi 9 mars 2015

Quand le gouvernement Couillard souligne le 8 mars

Dans le cadre de la journée internationale de la femme, les militantes et les militants du Bas-Saint-Laurent prendront la route ce matin, avec les couleurs de la lutte contre l'austérité. En effet, un convoi de voitures sillonnera les routes de Rimouski en avant-midi et terminera son parcours pour un dîner festif devant le 337, rue Moreau.

Pour Pauline Bélanger, secrétaire-trésorière au CCBSL, « ce 8 mars sera souligné sous le signe de l'austérité. Elle en prend pour preuve les personnes salariées du secteur public qui composent à 75%  la main-d'œuvre de ce secteur et pour lesquelles nous n'offrons que des miettes en guise d'augmentation salariale dans le cadre de la négociation du secteur public. »

Nancy Legendre, présidente du CCBSL, souligne qu'au chapitre de la politique familiale, encore une fois, ce sont les femmes qui sont visées. « Le gouvernement Couillard change la donne et n'offre plus des services en fonction d'une répartition de la richesse, mais plutôt en fonction des revenus. Plusieurs femmes du Bas-Saint-Laurent n'auront pas d'autres choix que de quitter leur emploi. Comme si ce n'était déjà pas assez difficile pour elles le fait qu'elles soient déjà fortement touchées par le travail atypique et saisonnier.

« La lutte de la reconnaissance des femmes doit se poursuivre coûte que coûte» d'enchaîner madame Bélanger, « les femmes sont encore les principales responsables des tâches familiales qu'on pense à l'éducation des enfants, les soins de santé, les aidantes naturelles et c'est à ces secteurs que dans le cadre de l'austérité le gouvernement s'attaque! Ce sont encore une fois les femmes qui en paieront le prix. »

En conclusion, madame Legendre a tenu à souligner « qu'à Ottawa ta situation n'est pas plus rose. Le gouvernement Harper souhaite un retour en arrière au chapitre de la condition des femmes! Par ses politiques, il contribue lui aussi à détériorer les conditions de vie et de travail de plusieurs femmes et de plusieurs familles au Québec et met en place des conditions favorables  pour un retour des femmes au foyer, hors du circuit du travail et du pouvoir.»

Alors que plusieurs luttes antérieures avaient mené à des gains et de la reconnaissance au fil du temps, il semble bien que nous, les femmes de toute allégeance, de tout milieu, de toutes les régions, devrons nous lever à nouveau et prendre la place qui nous revient. Et que le ministre Poëti se le tienne pour dit, ce n'est pas dans les centres d'achats que la lutte se fera, de conclure les deux porte-paroles du CCBSL.

À propos
Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN) compte près de 10 000 membres. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres issus de tous les secteurs d'activité tant privés que publics.

Aucun commentaire: