vendredi 17 février 2017

Les paramédics du Bas-Saint-Laurent, en grève

(Rimouski, le 16 février 2017) Les travailleuses et les travailleurs du secteur préhospitalier du Bas-St-Laurent joignent aujourd’hui le mouvement provincial de grève visant à faire débloquer les négociations pour le renouvellement des conventions collectives. Elles sont échues depuis le 31 mars 2015.

« Malheureusement, il semble que la grève soit actuellement le seul moyen pour nous faire entendre, explique la secrétaire-trésorière du Syndicat des paramédics du Bas-Saint-Laurent (CSN) (SPBSL–CSN), Francine Ouellet. Les travaux sur les enjeux normatifs sont terminés avec la Corporation des services d’ambulance du Québec (CSAQ). Cependant, en ce qui a trait notamment aux salaires, à la bonification du régime de retraite ainsi qu’à la charge de travail et aux horaires de travail – nos priorités – nous n’avons même pas reçu d’offre formelle ! »

Le Syndicat des paramédics du Bas-Saint-Laurent regroupe 29 paramédics couvrant notamment le territoire du Témiscouata. Ils mènent leurs négociations de concert avec les 3 600 membres CSN du secteur préhospitalier, partout au Québec.

En avril 2016, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, annonçait abruptement son retrait des négociations. Il disait confier cette responsabilité entièrement aux diverses entreprises privées et coopératives du secteur. Toutefois, aux tables de négociation, celles-ci n’ont aucun mandat pour faire progresser les discussions.

« M. Barrette est-il conscient de l’ampleur du désastre qu’il est en train de causer dans le secteur préhospitalier ?, demande la présidente du CCBSL–CSN, Nancy Legendre. Cette grève aurait pu être évitée s’il avait pris ses responsabilités. Nous attendons un geste concret du ministère pour remettre ces négociations sur les rails. Les paramédics méritent une bien meilleure reconnaissance pour leur rôle indispensable. Toute la CSN va se déployer dans les prochains jours pour les soutenir dans cette lutte importante. »

En l’absence de nouveaux mandats du côté patronal, les négociations sont donc présentement au point mort.

Aucun commentaire: