mercredi 1 novembre 2017


Rimouski, le 1er novembre 2017 – L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) reprochent à la direction du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent d’empêcher les voix citoyennes et syndicales de se faire entendre. En choisissant de tenir les réunions du conseil d’administration du CISSS en début d’après-midi, plutôt qu’en soirée comme ailleurs, la direction limite la participation des citoyen·ne·s et des représentant·e·s des syndicats, qui peuvent difficilement se libérer durant leur journée de travail.

Pour leur part, les syndicats se voient privés, depuis la fusion des établissements de tout le Bas-Saint-Laurent en un centre intégré unique, des conditions nécessaires à l’exercice de leur rôle : seulement trois bureaux ont été alloués sur tout le territoire. « On a beaucoup de difficultés à rencontrer nos membres de façon confidentielle dans leur milieu de travail », s’indigne Johanne Campagna, du SCFP.

Les personnes élues pour représenter leurs collègues se voient refuser ou annuler beaucoup de périodes de libération syndicale, pourtant nécessaires à l’accomplissement de leur mandat. « Les conventions collectives prévoient des dispositions en ce sens pour que les syndicats soient en mesure de s’acquitter de leurs obligations légales et de remplir leur devoir de représentation, tel que le Code du travail l’exige », mentionne Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent – CSN (CCBSL-CSN).

Les syndicats estiment que, ce faisant, la direction entrave le travail syndical et ne respecte pas la convention collective.

Selon eux, la présidente-directrice générale (PDG) suit un bien mauvais exemple en s’inspirant de l’attitude autoritaire du ministre Gaétan Barrette. « Tout comme le ministre, déclare Mélanie Bernier, la nouvelle porte-parole de l’APTS dans la région, la PDG s’en va droit dans le mur si elle s’obstine à ne pas vouloir entendre ce que la population ou le personnel a à dire. Être informé de ce qui se passe sur le terrain est essentiel pour corriger la trajectoire et garder le cap quand on pilote un gros navire comme le CISSS du Bas-Saint-Laurent. En refusant de nous octroyer des conditions favorables aux échanges, elle nous prive d’occasions de présenter des pistes de solution aux problèmes observés. Tout le monde y perd. »

À propos des syndicats

Avec 52 000 membres, l’APTS est un syndicat indispensable du réseau public de la santé et des services sociaux. Elle représente plus d’une centaine de titres d’emploi distincts parmi le personnel professionnel et technique dans les domaines du diagnostic, de la réadaptation, de la nutrition, de l’intervention psychosociale, du soutien clinique et de la prévention. Dans le Bas-Saint-Laurent, l’APTS compte 1 950 membres.

Affilié à la CSN, le Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN) regroupe plus de 10 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de 100 syndicats.

Le SCFP représente 2 200 membres de la catégorie 2 dans tout le Bas-Saint-Laurent.

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