vendredi 7 septembre 2018

Les avocat-es de l’aide juridique en grève pour la parité salariale

(Rimouski, le 7 septembre 2018) Les avocat-es du réseau de l’aide juridique de plusieurs régions du Québec exercent aujourd’hui une journée de grève afin d’obtenir la parité salariale avec les procureurs de la Couronne. Cette journée de grève coïncide avec la rentrée judiciaire dans l’est du Québec alors qu’hier c’était les syndicats de Montréal et de l’ouest du Québec qui débrayaient.

Les avocat-es du réseau de l’aide juridique se sont donc présentés en matinée au Palais de Justice de Rimouski et Carleton pour souligner l’événement et rappeler la ministre Vallée à ses responsabilités. Les avocat-es de l’aide juridique souhaitent donc en finir avec une négociation qui traîne en longueur depuis trois ans et qui achoppe sur un seul sujet, soit celui de la parité avec les procureurs de la Couronne.

Malgré qu’une entente de principe ait été conclue sur les clauses normatives, le Conseil du trésor n’a toujours pas dégagé les mandats permettant de faire progresser la négociation sur les paramètres salariaux. Trois rencontres de négociation ont eu lieu en août sans toutefois que le principe de parité ne soit pas reconnu de la part de la partie patronale.

Une parité historique
Notons qu’au moins quatre fois en 35 ans, les avocat-es de l’aide juridique ont obtenu la parité avec les procureurs de la Couronne après l’avoir revendiqué lors de leurs négociations. Pourtant, les négociateurs patronaux refusent toujours de reconduire cette parité historique. La convention des avocat-es du réseau de l’aide juridique est d’ailleurs échue depuis mars 2015.

« C’est un principe d’équité et c’est la raison pour laquelle nous nous sommes toujours battus pour obtenir cette parité. Nous allons le répéter une fois de plus au gouvernement : vous ne pouvez pas payer davantage l’avocat qui poursuit que celui qui défend », a rappelé Corinne Lestage, présidente du Syndicat des avocats de l’aide juridique du Bas-Saint-Laurent/Gaspésie (CSN).

Toujours selon madame Lestage, cette mobilisation est essentielle pour maintenir la pression. « Une grève à l’aide juridique est une chose rare, car ce moyen de pression doit être utilisé qu’en dernier recours. Nous sommes rendus au point où cette décision s’est imposée d’elle-même. Nous n’avons plus le choix de nous mobiliser pour obtenir gain de cause et je suis convaincue que cette journée d’action contribuera à débloquer ce dossier ».


« Les avocates et les avocats de l’aide juridique défendent des personnes vulnérables selon les mêmes règles, la même éthique et au sein du même système judiciaire que les procureurs de la Couronne. Ils plaident devant toutes les instances judiciaires et quasi judiciaires tant en matière criminelle et civile qu’en matière familiale, administrative et d’immigration », a souligné la vice-présidente générale du Conseil central du Bas-Saint-Laurent de la CSN, Ginette Pelletier.

Le Syndicat des avocats de l’aide juridique du Bas-Saint-Laurent/Gaspésie (CSN) est affilié au Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN) qui regroupe plus de 8 500 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de 96 syndicats.

Aucun commentaire: