lundi 10 septembre 2018

Négociation à la SAQ - Une action au Bas-Saint-Laurent à l’occasion de la grève-surprise

(Rimouski, le 9 septembre 2018) – Aujourd’hui, les syndiqué-es de la Société des alcools du Québec (SAQ) du Bas-Saint-Laurent dresseront des lignes de piquetages et distribueront des dépliants d’information à la population, à l’occasion de la journée de grève surprise qui s’exerce à la grandeur du Québec. Exaspérés devant le refus de bouger de leur employeur, ils comptent bien se faire entendre. 

« L’employeur est intraitable, dénonce la présidente du SEMB-SAQ, Katia Lelièvre. Il insiste sur son cadre financier hyper rigide et refuse d’en démordre. Il maintient ses exigences sur le plancher d’emploi. Il n’apporte aucune solution viable concernant la précarité du travail. D’ailleurs, on enregistre un nombre impressionnant de démissions depuis le début de 2018. La SAQ ne pourra pas continuer à jouer à l’autruche éternellement, nous lui demandons de trouver des solutions concrètes pour pouvoir présenter des propositions dignes de ce nom à la table de négociation. » 

« La SAQ est en très bonne santé financière et engrange des profits faramineux grâce au travail dévoué de ses employé-es, ajoute la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN, Nancy Legendre. C’est plus de 1 milliard qui est remis chaque année par la SAQ au gouvernement. Un milliard! Elle est loin d’être dans la misère. Les travailleuses et les travailleurs de la région peuvent compter sur le Conseil central du Bas-Saint-Laurent pour les soutenir dans cette lutte aride. » 

« La SAQ ne pourrait compter sur ces profits sans le dévouement absolu des employé-es de la société, souligne le président de la CSN, Jacques Létourneau. Dans cette optique, il est tout simplement incompréhensible de la voir demeurer aussi intraitable. C’est à la SAQ qu’il revient d’aller chercher les mandats nécessaires pour lui permettre d’avancer dans la négociation. Tant et aussi longtemps que cette négociation n’aboutira pas à une entente satisfaisante pour les travailleuses et travailleurs, la SAQ peut être sûre qu’elle trouvera la CSN sur ses talons », a-t-il conclu.

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