mardi 11 décembre 2018

Négociations coordonnées en centres d’hébergement privés Possible grève au Manoir Les Générations

(Rimouski, le 10 décembre 2018) À défaut d’obtenir rapidement un règlement satisfaisant de leur convention collective, les travailleuses et travailleurs du Manoir Les Générations pourraient bientôt déclencher une grève générale illimitée. Sans convention collective depuis le 31 mars 2018, ces syndiqué-es ont voté unanimement en faveur du recours à la grève à être exercée au moment jugé opportun, lors d’une assemblée générale tenue le 19 septembre dernier.

« Les travailleuses et les travailleurs que nous représentons sont très impatients devant la lenteur des négociations et surtout l’absence de volonté patronale de régler notre convention collective, a déclaré Martine Aubé, présidente du Syndicat des travailleurs(euses) des résidences d’hébergement Rimouski-Neigette (CSN). On espère que l’employeur va saisir l’occasion qui lui est donnée pour convenir d’une entente satisfaisante. À défaut, nos membres exerceront leur droit de grève tout en assurant les services essentiels, puisqu’il s’agit de mettre de la pression sur l’employeur et non sur la clientèle. »

Les négociations achoppent principalement sur les conditions de travail de nature financière comme les salaires, les primes et les vacances. En outre, les syndiqué-es veulent obtenir une date de fin de convention collective commune à d’autres établissements syndiqués à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), soit le 31 mars 2021.

Pour Gilles Gagné, représentant et porte-parole de la négociation regroupée dans le secteur des centres d’hébergement à la FSSS-CSN : « Ces syndiqué-es, principalement des femmes, ne demandent pas la lune. Elles demandent simplement qu’on applique la plateforme salariale développée par la FSSS-CSN, soit minimalement 1,75 $ l’heure sur trois ans ou encore les hausses du salaire minimum selon l’option la plus avantageuse. »

Pour Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN), l’employeur n’a d’autres choix que de s’asseoir et de négocier avec le syndicat . « Il n’y a pas 56 façons de reconnaître le travail et l’apport des salarié-es aux bien-être des résidents hébergés et à la pérennité de l’entreprise : l’employeur doit leur offrir des conditions qui vont leur permettre d’améliorer leur sort. Pour notre part, nous allons déployer tous les moyens nécessaires pour que ces employé-es aient gain de cause. »

Cogir dans la mire
Les syndiqué-es de cinq autres établissements gérés également par le Groupe Cogir, un joueur d’importance dans le secteur de l’hébergement privé des personnes âgées, ont débuté des moyens de pression afin de conclure la négociation de leur contrat de travail. Il s’agit des résidences Les Jardins Logidor, Pavillon Murry et Manoir Manrèse à Québec, de même que Les Jardins Intérieurs et Clair Matin à Saint-Lambert, sur la Rive-Sud de Montréal. Certains syndicats ont voté pour le recours à la grève générale illimitée advenant l’échec des pourparlers.

À propos du syndicat et de la CSN
Le Syndicat des travailleurs(euses) des résidences d’hébergement Rimouski-Neigette (CSN) regroupe, sur une base régionale, près de 160 membres. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), qui compte près de 2 000 travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés, ainsi qu’au Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN), qui représente 8 500 membres de tous les secteurs d’activités, répartis au sein de 96 syndicats. La CSN compte quelque 300 000 syndiqué-es répartis dans plus de 1 700 syndicats présents dans tous les secteurs d’activité tant publics que privés.

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